Plus de deux mois après les élections législatives, le premier ministre turc n’a pas réussi à former un gouvernement de coalition. Une situation politique sans issue, avec pour seule option de nouvelles élections.

L’échec des négociations pour un gouvernement de coalition.

Election-legislatives-turc-2015Le 7 juin dernier, lors des élections législatives, le parti islamo-conservateur (AKP) dirigé par le premier ministre sortant Ahmet Davutoglu, a perdu la majorité absolue au Parlement. Le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), présidé par Kemal Kiliçdaroglu, tient un rôle important dans la vie politique turque depuis 2002.

Compte tenu des résultats des dernières élections législatives, le Parti républicain a retenu que l’AKP n’était plus en mesure de gouverner seul. Le Président Erdogan a donc chargé Ahmet Davutoglu de tenir une table de négociations avec les principaux interlocuteurs de l’opposition, dont Kemal Kiliçdaroglu, afin de former un gouvernement de coalition. Les pourparlers n’ont pas abouti à une solution positive, considérées les nombreuses divergences entre les partis concernés. Le CHP envisageait une coalition à long terme, afin d’apporter au pays une stabilité économique et sociale et résoudre les problèmes urgents qui compromettent actuellement l’équilibre de la Turquie.

Le premier ministre sortant, a quant à lui proposé la formation d’un gouvernement de coalition provisoire afin de conduire le pays vers un nouveau scrutin. Une période brève dont le seul but aurait été de réorganiser les rangs de l’AKP et de préparer une campagne électorale convaincante. Malgré la bonne volonté démontrée par les sociaux démocrates, le jeudi 13 août, Ahmet Davutoglu a annoncé l’échec de la coalition et la nécessité de retourner aux urnes pour faire émerger un parti majoritaire.

Un climat d’incertitude politique.

La Turquie vit un climat déjà tendu, à cause de la vague de violence qui secoue le pays depuis l’attentat terroriste de Suruç perpétré par l’Etat Islamique. L’événement a compromis le cessez-le feu entre les rebelles du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) et les forces de police turques. Les accrochages meurtriers ont déjà provoqués plus de 300 morts. La tension sous-jacente et la crise politique compromettent sérieusement la situation économique du pays. La nouvelle de l’échec des négociations entre les conservateurs et les sociaux démocrates a immédiatement entraîné une forte baisse de la monnaie et l’économie en ressent déjà les premier effets négatifs.

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A propos de l'auteur

Stéphane

Jeune informaticien, je partage ici des articles divers et variés afin d'échanger avec les internautes.

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